Maghreb biosécurité
Un atelier sur la Prévention des risques liés à la dissémination des OGM dans l’agriculture et la participation du public maghrébin au processus de bio sécurité a été organisé les 14 et 15 janvier 2006 à Alger par l’association algérienne AREA- ED et l’ONG française BEDE et a pris fin sur une note d’espoir pour le Maghreb.
L’atelier, qui a réuni une cinquantaine de personnes d’horizons diverses et de nationalités différentes, a abordé les questions liées aux cadres réglementaires et à la participation de la société civile dans les débats nationaux et internationaux sur les OGM.
Les cadres réglementaires nationaux sur les semences et plantes du Maroc, de Tunisie et d’Algérie ont été passés en revue et comparés aux réglementations mises en place aussi bien dans les pays développés que dans les pays du Sud. Le Maghreb, même s’il adopte globalement une démarche institutionnelle de précaution, a besoin de renforcer cette volonté avec un dispositif législatif approprié et mieux centré sur les risques de dissémination.
Les associations maghrébines présentes à cet atelier ont joué le rôle de « whistleblowers » Ou lanceurs d’alerte et se basant sur la résolution 1803 des Nation Unis ont insisté sur le fait que les états restent souverains de leurs ressources génétiques .
Les travaux de l’atelier ont abouti à des recommandations à l’adresse des pouvoirs publics pour maintenir les moratoires contre l’introduction des OGM et de faire en sorte, par la réglementation, que la traçabilité des produits importés soit clairement établie en imposant l’étiquetage et la responsabilité totale de l’importateur dans les dommages.
L’action proposée est quadruple :
- Assurer la biosécurité dans les champs
- Assurer le contrôle du système national des semences
- Assurer la défense de l’agrodiversité
- Faire participer nécessairement le public et les consommateurs (art.23 de la convention de Carthagène sur la biosécurité).
Il est ainsi devenu urgent et indispensable que les pays maghrébins disposent de leur propres laboratoires d’expertises.
L’atelier qui s’est terminé tard et à l’issue de débats passionnés a permis de mettre en place une plate-forme de veille citoyenne au Maghreb .
(Nous remercions Crocevia pour le support apporté, dans le cadre du programme « SOS semences »)